ScribéCom partenaire de l’association BGO

BGO pour Blockchain Grand Ouest. tout est dit dans ce nom. Étant installée en Bretagne, cela fait plusieurs années que je suis l’écosystème des start-up et pas seulement du côté ouest. Il se trouve que parallèlement, je m’intéresse à la technologie blockchain depuis (seulement) deux ans – la première, liée au bitcoin, étant apparue il y a tout de même dix ans.

Si vous n’êtes pas curieux de nature, ne comptez pas trop sur les médias pour vous en parler, ces derniers commencent tout juste à sortir quelques articles, peu étoffés d’ailleurs, démontrant simplement leur ignorance sur le sujet.

Les intéressés, y compris les crypto-fans, ont leur univers bien à eux et se retrouvent depuis des années sur les réseaux sociaux et autre forums, geek ou pas. Bien sûr on y trouve différents profils : les purs traders qui ne sont là que pour investir et s’enrichir (chacun voit midi à sa porte) et ceux qui trouvent en la technologie blockchain une véritable évolution en matière de gestion.

Or, si une “crypto-monnaie” ou un “jeton” ont besoin d’être adossés à une blockchain, l’inverse n’est pas systématique, une blockchain n’est pas obligée d’avoir un jeton dédié et valorisé sur les bourses de changes crypto.

Par ailleurs, moi qui fais beaucoup de veille sur la blockchain à travers le monde – j’écris aussi en anglais sur Medium toujours pour BioCoin –, mon constat (récurrent depuis des décennies et dans tous les domaines) est que la France est à la traîne, as usual. Bien que dès qu’une entreprise crée sa blockchain (exemple Carrefour pour la traçabilité), ça y est, on entend ou on lit “cocorico” dans tous les médias nationaux.

Les pour, les contre, les critiques, les curieux, les dubitatifs, les méfiants qui entendent davantage les arnaques (oui en crypto et dans les ICO, il y en a, mais comme partout, ni plus ni moins) : en France, la méfiance freine souvent sa capacité à rebondir.
Un autre frein constaté et non des moindres, mais là c’est culturel et je ne vois pas comment ça changerait : sa difficulté avec la langue anglaise. Alors que c’est le minimum à posséder en plus de sa langue natale, lorsque celle-ci est différente ! Conséquence : une absence de curiosité sur ce qui se fait hors des frontières hexagonales. Cela a toujours été ainsi, on délaisse les publications étrangères, puisqu’on n’y comprend que couic. C’est désolant.
Le troisième frein étant lié au retard de réglementation et bien sûr là aussi la complexité soulignée par les start-up préparant une ICO en France, lesquelles pour la plupart sont alors tentées d’aller voir ailleurs.

Alors que depuis pas mal de temps, se déroulent des sommets ou forums mondiaux plusieurs fois par an dans toutes les capitales du monde, sur le thème de la blockchain, des ICO et/ou des crypto-monnaies. À Paris ? je n’en ai pas encore vue une seule, de cette envergure s’entend.

Au lieu de cela, à l’intérieur du pays, on continue de discuter, de faire quelques hubs. Mais pendant ce temps, ailleurs, des blockchains sont déjà en place ou en train de se développer.
C’est dans le cadre de cette frustration permanente vis-à-vis du pays où je suis née, peu ouvert aux autres, notamment en raison d’un anglais qu’il ne maîtrise pas – et quand même assez égo-centré – que j’ai découvert la récente association Blockchain Grand Ouest dont le but est justement de contribuer à vulgariser cette nouvelle technologie. Ni une ni deux, j’ai rejoint la petite équipe.

J’espère leur être utile, ayant déjà participé à une ICO de A à Z, et m’intéressant aux altcoins depuis un certain temps. J’ai même traduit la méthode proof-of-stake (preuve d’enjeu) de la fourche Peercoin sur laquelle se base notamment la blockchain Ethereum. La lire ici.

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